Microsoft veut que l'IA écrive les applications Windows de demain. Son outil en ligne de commande pour le développement d'applications Windows, associé à un agent dédié à WinUI, promet de passer d'un dossier vide à une application WinUI 3 publiée en une trentaine de minutes, avec GitHub Copilot, y compris dans sa version gratuite. L'agent peut ajouter des fonctionnalités, tester l'application, l'empaqueter et la soumettre au Microsoft Store. En parallèle, Microsoft enrichit sa galerie WinUI de composants expérimentaux pour accélérer la conception. L'ambition est claire : remplacer les applications web encapsulées par de vraies applications natives, en abaissant fortement le coût de production. Mais produire plus vite ne veut pas dire produire mieux. Les modèles d'IA ont été entraînés sur bien plus de code WPF et UWP que de code WinUI 3, et reproduisent spontanément des schémas anciens sans règles de substitution explicites. Les composants expérimentaux ne sont pas stabilisés. Et le chiffre de trente minutes reste une promesse de l'éditeur. Pour les équipes qui livrent des applications métiers, le centre de gravité se déplace. Si le code est généré en quelques minutes, la capacité à vérifier qu'il fonctionne devient le facteur limitant : parcours utilisateurs réels, régressions entre versions, comportement sur les différentes configurations du parc, sécurité des dépendances. Les tests intégrés à l'agent sont un premier filet, mais ils sont produits par le même système que le code qu'ils vérifient. Une validation indépendante, rejouée à chaque version et construite par des personnes qui connaissent les usages métiers, reste indispensable. Le vibe coding ne supprime pas le travail de qualité, il le concentre. #VibeCoding #Windows11 #WinUI #Microsoft #GitHubCopilot #TestingIA #QA #TestsAutomatises #Regression #DevOps #CTO #ValidationContinue