Ce que Google ouvre Mi-octobre, Google a annoncé une évolution notable pour Android. Avec Google AI Studio, un utilisateur pourra décrire une application en langage naturel, la générer, puis l'installer sur son téléphone via Google Play. Sans compte développeur. Un simple compte Google suffit, là où la publication classique exige toujours un compte payant à 25 dollars. Déploiement d'abord aux États-Unis, pour les personnes majeures. D'autres marchés suivront dans les prochains mois, sans calendrier précis. Les applications pourront être partagées avec un cercle restreint de proches. Aucune vérification Un point mérite attention. Ces applications personnelles ne passent pas par le circuit de publication du Play Store. Google ne les vérifie à aucun moment. Aucun garde-fou de sécurité supplémentaire n'a été annoncé. Le code généré peut contenir des failles. Et la responsabilité en revient à son auteur, souvent sans aucune notion de développement. Du personnel au professionnel En usage strictement privé, le risque reste contenu. Il change de nature dès que l'application circule. Et encore plus dès qu'elle franchit la porte de l'entreprise. Un technicien qui crée un outil de suivi d'interventions. Un commercial qui génère une petite application pour noter ses rendez-vous clients. Un responsable de stock qui veut suivre ses inventaires. Ce sont des besoins réels, souvent légitimes. Mais ces applications manipulent vite des données réelles, sur des terminaux qui accèdent parfois au système d'information. Le shadow IT change d'échelle Le phénomène n'est pas nouveau. Le tableur partagé, puis l'outil no-code, ont ouvert la voie. La différence, c'est l'échelle et la complétude. L'application est entière, installable, produite en quelques minutes par quelqu'un qui ne s'est jamais posé la question des permissions, du stockage des données, ou de ce qui se passe quand une requête échoue. Deux questions pour la DSI Interdire n'est ni réaliste ni souhaitable. Mais une DSI doit pouvoir répondre à deux questions. Quelles applications générées tournent sur les terminaux qui accèdent aux données de l'entreprise ? Et qui a vérifié qu'elles font ce qu'elles prétendent, et seulement cela ? Ça suppose un outil de gestion des terminaux à jour, et un circuit de validation assez léger pour que les métiers aient intérêt à l'utiliser plutôt qu'à le contourner.