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Vibe coding en entreprise : le nouveau shadow IT qu’il faut tester

Vibe coding en entreprise : le nouveau shadow IT qu’il faut tester

Un million de nouveaux projets par semaine en juin. Plus de 600 millions de dollars de chiffre d'affaires annualisé en septembre, contre 500 millions trois mois plus tôt. Une valorisation de 13,3 milliards de dollars après une levée en août. Lovable, la plateforme européenne de vibe coding, change d'échelle.

Le vibe coding est déjà dans les grandes entreprises

Le plus important pour une DSI n'est pas la valorisation, c'est la liste des clients. Microsoft, Nvidia et Deutsche Telekom figurent parmi les noms cités, et deux tiers des entreprises du Fortune 500 utiliseraient la plateforme. Les applications hébergées cumulent près d'un milliard de vues par mois.

Ce ne sont plus des maquettes. Ce sont des outils en service, qui traitent des formulaires, des données clients, des processus internes.

Produites par les métiers, hors du cycle de validation

Un chef de produit, un responsable marketing ou une équipe RH décrit ce qu'il veut, obtient une application fonctionnelle dans l'après-midi, la partage. Pas de plan de test. Pas de recette. Pas de non-régression quand elle évolue, au fil d'itérations elles aussi générées.

Le jour de la démonstration, tout marche. Trois semaines et dix modifications plus tard, personne ne sait si c'est encore le cas.

Un shadow IT plus difficile à voir

Le shadow IT n'est pas nouveau. Celui-ci a deux particularités. Il va beaucoup plus vite, parce que créer une application ne demande plus de compétence technique. Et il se repère moins bien, parce que le résultat ressemble à un vrai logiciel, avec une vraie interface et parfois un vrai domaine. La DSI le découvre souvent par un ticket d'utilisateur ou au détour d'un audit de sécurité.

Encadrer plutôt qu'interdire

Interdire ces plateformes ne tiendra pas. Les encadrer suppose deux choses. Savoir quelles applications générées sont en service, qui les a créées et ce qu'elles manipulent. Puis fixer une règle simple : toute application qui touche des données clients ou un processus réel passe par un socle minimal de tests automatisés avant sa mise en ligne, et à chaque évolution.

Moins une question d'outil que de discipline. Le volume, lui, ne va pas baisser.

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