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Windows et la génération d’applications à la demande : un défi pour l’assurance qualité

Windows et la génération d’applications à la demande : un défi pour l’assurance qualité

Le PC comme usine à logiciels

Le 7 octobre, lors de son événement Windows et Surface, Microsoft a présenté un mode de Copilot capable de générer des applications à la demande. On décrit l'outil en langage naturel, il apparaît. Satya Nadella résume l'idée : le PC deviendrait une usine à logiciels infinie.

Le dispositif repose sur un modèle de code développé par Microsoft, exécutable localement, avec un routage hybride entre la machine et le cloud.

Une réalité encore limitée

L'exécution locale n'est qu'en préversion expérimentale. Le modèle pèse 53 Go. Sur une machine de test, il a dépassé 75 Go de mémoire à plein contexte. Autant dire qu'il est réservé aux configurations haut de gamme. Les performances annoncées ne sont pas vérifiables de façon indépendante.

Microsoft prévoit des conteneurs d'exécution pour limiter les accès des agents. L'activation côté GitHub dépend d'une stratégie définie par les administrateurs.

Une inquiétude déjà mesurée

La direction est pourtant donnée. Et elle inquiète. Dans un sondage récent, 81 % des DSI redoutent des fuites de données liées à des outils créés par des non-développeurs. Une étude publiée en juin indique que 93 % des responsables craignent de voir arriver en production des outils générés par IA. Gartner, de son côté, anticipe l'abandon de plus de 40 % des projets d'IA agentique d'ici fin 2027.

Ce qui manque à une application générée

Le problème n'est pas la génération. C'est tout ce qui vient après. Une application créée sur un poste n'a ni plan de tests, ni version de référence, ni documentation. Aucune garantie qu'elle fonctionnera encore après la prochaine mise à jour du système.

Multipliez par des centaines de postes. On obtient un parc logiciel invisible. Personne ne l'a validé. Personne ne saura le maintenir.

La QA au centre du jeu

Pour un CTO ou un responsable qualité, l'enjeu se déplace nettement. De la fabrication vers la validation. Comment s'assurer, à l'échelle, qu'un outil généré fait ce qu'il doit, rien de plus, et continue de le faire après chaque évolution ?

Ça passe par un cadre avant la généralisation. Un pilote limité, une obligation de déclarer les applications générées, des tests automatisés pour celles qui deviennent partagées. Et une règle claire sur ce qui peut, ou non, toucher aux données de l'entreprise.

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